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Dossier de faits: Le rôle des grands navires de guerre canadiens
Tout pays développé bordé par la mer se dote de forces navales pour assurer sa sécurité et faire valoir sa souveraineté dans ses eaux territoriales. Les pays qui ont par ailleurs d’importants intérêts à l’étranger – commerce extérieur, politique internationale, sécurité dans le monde – ont besoin de bien plus qu’une garde côtière : ils doivent avoir une marine militaire. Il en coûterait toutefois très cher à un pays comme le Canada d’entretenir deux forces maritimes distinctes, soit une responsable des eaux territoriales et l’autre des opérations internationales. Une force maritime modeste mais moderne et polyvalente est donc le moyen le plus rentable pour le Canada de défendre ses intérêts, à la fois au pays et à l’étranger. Mais de quoi doit être faite cette force maritime?
Les pays maritimes qui ont des intérêts importants à l’étranger ont besoin de bien plus qu’une garde côtière : ils doivent avoir une marine militaire.
Pour que ses navires puissent exécuter les tâches très diverses nécessaires à l’accomplissement des missions qui lui ont été confiées, tant sur le territoire national qu’à l’étranger, notre marine doit posséder tout un éventail de capacités. Nos navires de guerre doivent aussi être en mesure de se défendre contre toute force – militaire ou non – qui les empêcherait d’accomplir leur mission.
Il est essentiel que nos navires possèdent certaines capacités de base, qu’ils mènent des opérations de sécurité dans les eaux territoriales ou qu’ils soient affectés à l’étranger lors de missions internationales, notamment les capacités suivantes :
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capacité de se déplacer rapidement d’un secteur à un autre;
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capacité de fonctionner indépendamment des conditions météorologiques et de l’état de la mer;
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autonomie suffisante pour atteindre les secteurs où ils sont appelés et y demeurer assez longtemps pour mener à terme leur mission;
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utilisation de capteurs comme les radars, les sonars, les systèmes de surveillance électronique et les hélicoptères embarqués, afin de connaître l’identité des autres aéronefs, navires ou sous‑marins qui se trouvent dans le secteur et les raisons de leur présence;
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moyens de défense contre toutes sortes de menaces (attaques d’autres navires, d’aéronefs, de missiles et de sous‑marins);
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capacité d’utiliser la force adéquate contre les navires, aéronefs, sous‑marins ou cibles à terre si cela est nécessaire à l’accomplissement de la mission qui leur a été confiée;
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moyens de communiquer par radio ou par satellite, avec les autres navires, aéronefs, sous‑marins et stations à terre;
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interopérabilité avec les navires alliés, afin de pouvoir travailler et partager l’information avec eux lors des opérations internationales;
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hélicoptères maritimes embarqués modernes pour accroître considérablement leur efficacité;
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capacités de commandement, pour permettre aux commandants de navires du pays de commander un groupe de navires de guerre mis sur pied pour accomplir une mission commune.
Frégates et destroyers : les locomotives des marines du monde entier
D’autres puissances moyennes ont constaté que les navires polyvalents comme les frégates et les destroyers sont les moyens les plus efficaces de regrouper ces capacités fondamentales dans un même navire. Les frégates et les destroyers polyvalents ont un déplacement de 3 500 à 6 000 tonnes. Ils sont équipés pour faire face aux menaces aériennes, de surface et sous‑marines et sont à même d’accomplir un nombre impressionnant de tâches. Leur polyvalence, leur robustesse, et leur autonomie font de ces navires les locomotives des marines du monde entier et des éléments essentiels d’une marine de réputation internationale, pour les raisons exposées ci‑dessous.
Les frégates et les destroyers sont indispensables à la participation effective du Canada aux opérations navales aux côtés de ses alliés
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Les frégates et les destroyers sont les plus petits navires de guerre qui soient en mesure physiquement de transporter le carburant, les provisions, les systèmes d’armes, les capteurs, le matériel de communication et le personnel nécessaires pour leur procurer les capacités de base indispensables à l’accomplissement de nombreuses tâches;
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Les frégates et les destroyers sont les plus petits navires de guerre à même de jouer un rôle tangible sur le plan diplomatique. Des navires plus petits et moins équipés n’ont pas la même valeur symbolique;
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Les navires de guerre plus petits n’ont pas la tenue en mer suffisante pour fonctionner par gros temps et dans les conditions de navigation difficiles qui sévissent en permanence dans les vastes secteurs des eaux canadiennes;
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La polyvalence des frégates et des destroyers leur permet de changer de rôle ou de mission très rapidement, même après un déploiement à l’étranger;
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La vocation polyvalente des frégates et des destroyers offre aux gouvernements de nombreuses possibilités d’intervention dans les crises internationales;
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La frégate ou le destroyer est considéré comme la pierre angulaire d’une force navale lorsqu’il s’agit de regrouper des navires de guerre en vue d’opérations alliées au sein de coalitions internationales. Un pays doit posséder de tels navires s’il veut participer de façon marquante et visible à des opérations multinationales;
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Les frégates et les destroyers ont la possibilité de fonctionner en autonomie pendant de longues périodes ou de s’intégrer à des groupes de navires très efficaces appelés groupes opérationnels, qui sont formés pour accomplir des missions difficiles ou délicates.
Les qualités qui font des frégates et des destroyers des navires de guerre si essentiels aux opérations internationales en font également des navires extrêmement efficaces dans nos eaux territoriales. Leur taille, leur autonomie et leur polyvalence permettent à la Marine d’accomplir les nombreuses missions qui lui incombent dans les eaux territoriales, notamment les suivantes :
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missions de patrouille prolongées dans des secteurs maritimes réputés dans le monde entier pour leurs conditions de navigation et leur météo des plus ingrates;
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détection et surveillance, à l’aide de leurs capteurs, des navires soupçonnés d’activités illégales, telles que le transport de migrants clandestins, le trafic de stupéfiants et les infractions à la Loi sur les pêches;
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surveillance par hélicoptère des eaux canadiennes et participation aux opérations de recherche et sauvetage;
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mise à profit de leur rapidité et de leur autonomie pour intercepter et suivre les navires suspects ou pour intervenir dans les opérations de recherche et sauvetage;
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Utilisation de leur équipement de commandement et de communications pour coordonner les activités d’autres navires;
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Utilisation de leurs capteurs pour surveiller les activités sous‑marines dans les eaux placées sous compétence canadienne;
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Recours à la menace d’utiliser les systèmes d’armes pour forcer des navires à respecter les lois canadiennes;
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Utilisation d’équipes spécialisées pour arraisonner les navires qui enfreignent les lois canadiennes.
Mais par‑dessus tout, seuls des navires de guerre importants comme les frégates et les destroyers sont à même de faire face aux atteintes, militaires ou autres, à la sécurité nationale dans les voies maritimes d’accès au pays.
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