Les Aurora CP-140 sont des aéronefs de patrouille à long rayon d'action et constituent notre capacité aéroportée de surveillance stratégique. Ces aéronefs participent à une grande variété d'opérations de soutien qui visent à assurer la sécurité nationale et le rétablissement de la paix à l'étranger.
Vitesse: 750 km/h
Autonomie: 9266km a 648 km/h (17 heures)
Équipage: 2 pilotes, 1 ingénieur de vol, 4 navigateurs, 4 OP DEA
Distance max: 9266km
Le poste de pilotage héberge deux pilotes et le mécanicien de vol. La commande de l'avion et la surveillance des systèmes aéronautiques ont lieu dans cet espace. Le capitaine est responsable de l'exploitation sécuritaire de l'avion. Dans un milieu tactique, l'équipage du poste de pilotage communique avec le commandant de la mission (le NAVTAC) par commande vocale au moyen d'un interphone ou par des directives de vol fournies par l'ordinateur aux instruments de vol des pilotes. Un grand afficheur tactique maintient le sens tactique dans le poste de pilotage.
Le troisième OP DEA se trouve dans la zone du matériel de guerre. Il tient lieu d'observateur et il lui incombe de charger le matériel (bouées acoustiques, fusées éclairantes, marqueurs fumigènes) selon les directives. Il y a d'autres postes d'observateur à bâbord de l'avion, ainsi que des deux côtés, juste à l'arrière du poste de pilotage.
Tous les équipages des vols opérationnels à bord de l'Aurora doivent demeurer en vol pendant au moins deux repas. Pour répondre au besoin élémentaire de nourrir les personnes participant aux missions de l'Aurora, l'avion est doté d'un office qui permet à l'équipage de préparer des repas en vol.
La soute à bombes peut être configurée pour héberger divers types d'armes, tels des torpilles Mark 46 et des bombes Mark 82 et Mark 83, et d'autres articles largables comme de l'équipement de survie pour lesmissions de recherche et sauvetage.
La torpille Mk 46 est une torpille rapide à forte profondeur conçue principalement pour attaquer les sous-marins. Elle peut être larguée d'hélicoptères, d'avions à voilure fixe et de navires de surface. La torpille actuelle Mk 46 Mod 5 a une longueur de 2,6 m, un corps de 320 mm de diamètre et pèse 231 kg. Le cône de charge, de modèle Mk 103 Mod 1, contient 44 kg d'explosif brisant, détoné par une fusée de proximité ainsi qu'une fusée percutante conçue pour détoner même si la torpille frappe une cible à un angle très aigu. La torpille Mod 5 comporte un nouveau sonar actif-passif capable de détecter la plupart des types de cibles sous-marines immergées, y compris les coques à revêtement anéchoïde. Le sonar offre des fonctions améliorées d'acquisition de cible dans tous les types d'environnement acoustique, y compris les eaux peu profondes.
Un équipement de survie en mer largable (SKAD) a été mis au point pour l'avion CP-140. Il se compose de 2 radeaux de sauvetage pour 10 personnes, comprenant chacun un équipement de survie. Les radeaux sont reliés par une corde flottante de 900 pieds. L'équipement est rangé dans une coquille de fibre de verre et comporte un parachute-frein et un parachute extracteur. Le SKAD est chargé dans la soute à bombes.
Le SKAD pour régions arctiques, conçu dans la foulée du SKAD de mer, permet la livraison du matériel de survie sur la terre et sur la glace. Il se compose d'un équipement de survie, c.-à-d. vêtements, tentes, poêles, sacs de couchage, eau et rations. Le contenu permet à un maximum de 20 personnes de se revêtir de trois épaisseurs de vêtements. Des stroboscopes et des sirènes sont fixés aux trousses pour aider les survivants à localiser l'équipement durant sa descente ou une fois au sol.
La caméra de reconnaissance constitue un système photographique diurne-nocturne embarqué conçu pour des missions à basse et à moyenne altitude. Pour se servir de la caméra durant la nuit, il faut recourir aux deux systèmes d'éclairage infrarouge lors d'une opération secrète ou à un système d'éclairage nocturne pour une opération nocturne régulière.
Grâce à huit antennes, quatre à l'extrémité de chaque aile, le système des mesures de soutien électronique permet à l'équipage de chercher des bandes de fréquences particulières et d'analyser les signaux captés afin de détecter des émetteurs radar. Il offre aussi la possibilité d'identifier la direction d'origine du signal.
Grâce à huit antennes, quatre à l'extrémité de chaque aile, le système des mesures de soutien électronique permet à l'équipage de chercher des bandes de fréquences particulières et d'analyser les signaux captés afin de détecter des émetteurs radar. Il offre aussi la possibilité d'identifier la direction d'origine du signal.
Grâce à huit antennes, quatre à l'extrémité de chaque aile, le système des mesures de soutien électronique permet à l'équipage de chercher des bandes de fréquences particulières et d'analyser les signaux captés afin de détecter des émetteurs radar. Il offre aussi la possibilité d'identifier la direction d'origine du signal.
Le radar thermique à balayage frontal (FLIR) capte dans le mode passif le rayonnement infrarouge émis par les objets et convertit les différences de température et de pouvoir émissif en affichage télévisuel. Les objets émettent directement un rayonnement infrarouge, peu importe leur température; par conséquent, ils n'ont pas besoin d'être éclairés pour que le radar les détecte.
Avant le vol, 36 bouées acoustiques sont chargées, de l'extérieur, dans les tubes de lancement externes. Un actionneur pyrotechnique expulse la bouée acoustique du tube de lancement. L'image montre aussi les orifices de sortie de trois tubes de lancement pressurisés de bouées acoustiques et l'orifice de sortie de la goulotte générale.
Les trois tubes de lancement pressurisés de bouées acoustiques sont chargés et déchargés durant le vol. Lorsque le NAVTAC a choisi son modèle, l'ordinateur transmet un message à un panneau situé à proximité du râtelier principal pour instruire l'OP DEA à charger une arme particulière du râtelier principal ou du râtelier latéral. La goulotte générale permet aussi de larguer manuellement des bouées acoustiques, des fusées éclairantes et des charges sous-marines sonores, bien que cette manoeuvre doive avoir lieu lorsque l'avion est dépressurisé. Un actionneur pyrotechnique expulse la bouée acoustique du tube de lancement.
Le râtelier principal peut contenir 56 bouées acoustiques, 35 marqueurs de marine et 25 charges sous-marines sonores. Le râtelier latéral peut contenir 5 bouées acoustiques et 6 fusées éclairantes.
Le détecteur d'anomalie magnétique (MAD) détecte des objets ferromagnétiques, comme les sous-marins, en mesurant les anomalies magnétiques. À un emplacement donné à courte distance, le détecteur est en mesure de capter la présence d'objets ferromagnétiques, comme un sous-marin, malgré les efforts de ce dernier pour se cacher à grande profondeur dans l'eau.
Les Aurora CP-140 sont des aéronefs de patrouille à long rayon d'action et constituent notre capacité aéroportée de surveillance stratégique. Ces aéronefs participent à une grande variété d'opérations de soutien qui visent à assurer la sécurité nationale et le rétablissement de la paix à l'étranger.
Ils ont été mis en service entre 1980.
Surveillance efficace
Le CP-140 Aurora est un avion polyvalent de reconnaissance et de lutte anti-sous-marine. Ses caractéristiques sont comparables à celles du P-3C Orion et du S-3A Viking. Avec un rayon d'action de plus de 4000 milles marins, une vitesse maximale de 405 noeuds et une autonomie de 17 heures, l’Aurora offre une plate-forme de surveillance efficace à basse et à haute altitude. L’Aurora est certifié pour le vol aux instruments dans de mauvaises conditions météorologiques.
Une combinaison technologique efficace
Construit pour les Forces canadiennes par la société Lockheed, le CP-140 Aurora est un avion de patrouille maritime à longue portée équipé de quatre turbopropulseurs. Mis en service en 1980 pour remplacer l’Argus de Canadair, l'Aurora est l’intégration réussie entre la cellule du P-3 Orion et la technologie, moderne à l’époque, des instruments électroniques du S-3 Viking. Bien que ses capteurs soient conçus pour la lutte anti-sous-marine, l’Aurora est également utilisé dans les missions de surveillance maritime, de lutte contre le narcotrafic et de recherche et sauvetage. En 1976, les Forces canadiennes ont opté pour l’Aurora pour remplacer l'Argus. Les 18 appareils ont été livrés à partir de 1980. Au début des années 1990, trois autres appareils équipés d'instruments de bord différents, les Arcturus, étaient commandés pour effectuer des missions autres que la lutte anti-sous-marine. La cellule P-3 est actuellement le fer de lance des avions de patrouille maritime pour de nombreux pays, notamment les États-Unis, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, le Japon, la Norvège, l'Espagne et le Portugal.
Le CP-140 Aurora est un avion polyvalent de reconnaissance et de lutte anti-sous-marine.
Type: Avion polyvalent, de partouille et de lutte anti-sous-marine
Pois: 63 527kg (poids maximum au décollage)
Longeur: 35,6 metres Largeur: 30,4 metres
Hauteur: 10,5 metres
Moteurs: 4 Turbopropulseurs Allsion T-56-A14
